Emile André (1871-1933)

Originaire de Nancy, il se forme à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il est professeur d’arts appliqués et d’architecture et devient le premier président de l’Ecole de Nancy. C’est avant tout un architecte. Dés 1901 Emile André façonne un nouveau style urbain pour sa ville natale, construisant de grands immeubles et des maisons autant dans la sphère publique que privée. Il travaille notamment en collaboration avec Eugène Vallin.

Emile André - Maison Huot, Nancy - 1903

Ernesto Basile

Henri Bergé

Paul Emile Berthon (1872-1909)

Au début des années 1890 il entre à l’Ecole Normale d’Enseignement de Dessin à Paris. Il est ainsi très influencé par Emile Grasset, son professeur d’art décoratifs. Affectionnant particulièrement la ligne, il réalise des lithographies en s’inspirant de l’art japonais et de l’étude de la faune et de la flore. 94 oeuvres originales ont été recensées. La plupart de ces lithographies ne constituent pas des affiches publicitaires mais sont considérées par Paul Berthon comme des « Panneaux décoratifs ». La gente féminine est ici mise à l’honneur.

Paul Emile Berthon - Revue LErmitage - 1900

Georges Biet

Alexandre Bigot (1862-1927)

Céramiste spécialisé dans l’architecture, il se forme auprès de divers spécialistes en la matière. Il installe son entreprise fleurissante à Paris, où il collabore avec les grands artistes urbains de l’Art nouveau : Hector Guimard pour le Castelbéranger rue La Fontaine, Louis Majorelle ou encore Jules Lavirotte. Bigot créé également une usine à Aulnay, près de Mer où se trouvait son tout premier four, usine où il emploie dans les 150 employés et fait construire une dizaine de fours.

Cet artiste joua un rôle fondamental dans le développement de l’industrie céramique au début du siècle dernier.

Alexandre Bigot et Jules Lavirotte, immeuble du 29 bvrd Rapp, (Paris 7e), 1899-1900

Giovanni Brega

Carlo Bugatti

Paul Cauchie

Alexandre Charpentier (1856-1909)

Considéré comme un céramiste et ébéniste.

Cet article de la Tribune de l’art sur l’exposition Charpentier qui a eu lieu au musée d’Orsay en 2008 montre à quel point la production de cet artiste était diversifiée. Les Salons des années 1880 ont contribué à agrandir ses moyens de création et ont hissé cet artiste au même niveau qu’un Guimard ou un André. A l’époque il ne jouit pas d’une aussi grande renommée que ses contemporains, opère plutôt dans la discrétion.

Charpentier, salle à manger dAdrien bénard (banquier), Champosay, 1901

Hans Christiansen

Les frères Daum (Auguste : 1853-1909, Antonin : 1864-1930)

De grands noms de l’art verrier Art nouveau. En 1878 pour l’un et 1887 pour l’autre, les deux frères reprennent l’entreprise de leur père Jean Daum, notaire : la verrerie Sainte-Catherine à Nancy. Après leurs études, Auguste prend définitivement en charge la gestion de la verrerie, qui s’agrandit, et Antonin y travaille en tant qu’artiste-artisan. Almaric Walter, Jacques Grüber et Henri Bergé se formeront dans cette entreprise rebaptisée Daum à la mort de Jean. Antonin Daum créé également l’Ecole de Nancy en partenariat avec Emile Gallé, Louis Majorelle et Eugène Vallin. Il en est le vice président et le trésorier. La verrerie Daum est toujours active sur les marchés internationaux (un aperçu de cette production ici).

Frères Daum - Vase vigne et escargot - 1904

George Fouquet

Lucien Gaillard

Emile Gallé (1846-1904)

Ce verrier nancéen étudie tout d’abord à Nancy avant de se rendre à Weimar pour y étudier l’allemand et la minéralogie, et enfin les métiers du verre et de la céramique à Meisenthal (où se trouve l’actuel Centre International de l’Art Verrier). Il fonde l’Université populaire de Nancy et voyage en Allemagne, en Angleterre et en France. Toutefois son parcours professionnel reste axé sur sa ville natale. Emile Gallé travaille en collaboration avec beaucoup d’artistes modernes. Il révolutionne la création de d’objets en cristal et en verre dans la première moitié du 20e siècle.

Emile Gallé - Coupe libellule - 1903

Antonio Gaùdi

Goldsheider

Eugène Grasset (1845-1917)

Illustrateur, peintre, sculpteur, maître verrier, décorateur, il revêt une large panoplie de costumes professionnels qui en font une figure incontournable de l’Art nouveau. Originaire de Suisse, il est naturalisé français et élabore en 1869-70 le décor du théâtre de Lausanne avant de s’installer à Paris. Il est l’auteur du logotype de la femme soufflant un pissenlit du dictionnaire Larousse (qui a bien changé depuis). Des entreprises américaines le contact pour plusieurs travaux d’architecture et de décors. Son oeuvre s’inspire d’un grands nombres de tendances artistiques (le japonisme, les Préraphaélites, la nature sauvage etc.).

Eugène Grasset - Affiche pour "lExposition E. Grasset" au Salon des Cent - 1896-1900

Jacques Grüber (1870-1933)

Peintre et maître verrier français, il étudie aux Beaux-Arts de Nancy et suit les cours de Gustave Moreau à Paris. Il s’installe et enseigne à Nancy à partir de 1893. Parmi les verrières qui lui sont attribuées on trouve notamment celle de la Chambre de commerce et d’industrie de Meurthe-et-Moselle, inaugurée en 1909, ainsi que celles de la Villa Majorelle. Fréquentant le milieu artistique de l’Ecole de Nancy, il travaille avec les frères Daum, Louis Majorelles mais aussi le bibliophile René Wiener. Une exposition lui étant consacrée aura lieue de septembre 2011 à janvier 2012 au musée de l’Ecole de Nancy.

Jacques Grüber - Verrière - 1904

Hector Guimard (1867-1942)

L’oeuvre de cet architecte d’origine lyonnaise est extrêmement riche. La découverte de l’hôtel Tassel à Bruxelles aura des répercussions importantes sur son propre style. Il construit entre 1895 et 1898 le Castel Béranger, rue de la Fontaine à Paris (16e), qui aussitôt lui confère un statut d’artiste à part entière en remportant un succès considérable. Guimard réalise également les vitraux et manipule un très grand nombre de matériaux. Ses bouches de métro sont sûrement plus célèbres que lui, elles correspondent à un idéal d’ornementation développée par Eugène Viollet-le-Duc- architecte restaurateur pendant la tendance néogothique. En savoir plus : Le Cercle Guimard.

Hector Guimard - Station de la porte Dauphine, Paris 16è - 1902

Victor Horta

René Lalique (1860-1945)

Considéré comme le plus grand  joaillier de l’Art nouveau, René Lalique innove en utilisant des matériaux jusque-là peu exploités comme le verre, l’émail, la corne ou la nacre, en s’inspirant de l’art japonais.  En 1895, il conçoit des flacons de parfums en verre auxquels il donne une forme raffinée et luxueuse. Cette année-là, le musée des Arts décoratifs fait rentrer René Lalique dans ses collections. Il triomphe ensuite à l’Exposition universelle de 1900. Après la guerre, René Lalique se convertit à l’Art déco et produit des objets d’art qui sont aussi des objets du usuels.

René Lalique - épingle à chapeau - fondation Calouste Gulbenkian

Jules Lavirotte (1864 -1928)

Architecte né à Lyon, il est surtout connu pour la réalisation d’mmeubles style Art nouveau à Paris qui lui a permis de remporter trois concours de façades de la ville de Paris. Il a été le premier à couvrir entièrement les façades avec d’immenses panneaux de grès comme l’immeuble du 23 avenue Rapp et le Ceramic Hotel au 34 avenue de Wagram. Il travailla aussi avec le céramiste Alexandre Bigot.

Jules Lavirotte et Alexandre Bigot - Ceramic Hotel, 34 avenue Wagram, Paris 8ème, 1904

Louis Majorelle (1859 – 1926)

Reconnu essentiellement pour son travail d’ébéniste, Louis Majorelle est l’un des artistes les plus représentatifs de l’Ecole de Nancy. Il étudie à l’Ecole des Beaux-arts de Paris à partir de 1877. Majorelle développe une production de meubles à deux niveaux : la première concerne le mobilier de luxe et, la seconde, le mobilier bon marché de série qui est réalisé à partir de 1905 dans les ateliers de Pierre Majorelle. Il abandonne après l’exposition universelle de 1889 le style classique et se met à la recherche de son propre style.

Louis Majorelle - Chambre de Commerce et dIndustrie de Meurthe et Moselle (Ferronneries) - 1909

Koloman Moser

Alphonse Mucha

Les frères Muller (Désiré, Eugène, Henri, Victor et Pierre)

Leur création, fortement inspirée de l’Ecole de Nancy (dont Gallé est un maître d’oeuvre incontesté), ils réalisent des vases dont les parois aux couleurs variées comportent jusqu’ à sept couches de verre superposées. Leur recherche de la perfection les pousse à détruire une bonne partie de leur production, si bien qu’il ne reste pas grand chose de leurs débuts. Ils créent leur propre atelier à Croismare et achètent une usine à Lunéville. En 1925, lors de l’exposition des Arts Décoratifs de Paris, les frères Muller y présentent une production nouvelle qui connaît un grand succès. Leurs fabriques ferment en 1934 suite à des difficultés financières. Dans les années 1970-1980 de nombreuses copies de ces pièces sont réalisées. Elles portent la signature abrégée  » Muller Fres Lunéville « .

Frères Muller - Vase réalisé pour le Val St Lambert - 1906-1907

Almada Negreiros

Victor Prouvé (1858 – 1943)

Il est le fils d’un couple d’artisans : son père est dessinateur en broderie et modeleur céramiste, sa mère fine lingère. Il est admis à l’école des Beaux-arts de Paris en 1877. Après la disparition d’Emile Gallé, Prouvé est nommé président de l’école de Nancy. Il lance alors des concours organisés et subventionnés par des industriels, à l’origine de toute une série de chefs d’oeuvre de la broderie 1900. Il se verra confier la direction de l’école des Beaux arts de Nancy à la fin de la guerre.

Victor Prouvé - Portrait dEmile Gallé - 1892

Henri Sauvage (1873 – 1932)

 Après avoir étudié à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, il collabora avec l’architecte Charles Sarazin de 1898 à 1912, avec lequel il fonda en 1903 la Société anonyme de logements hygiéniques à bon marché. Il construisit de nombreux logements sociaux. Beaucoup de ses œuvres Art nouveau ont été détruites.

Henri Sauvage - Primavera, Latelier dart des magasins du Printemps - 1925

Théophile-Alexandre Steinlen

Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)

Né dans une grande famille aristocratique du sud-ouest de la France, Toulouse-Lautrec est atteint très jeune d’un mal osseux incurable qui le laissera infirme

Elève aux Beaux-Arts et ami de Van Gogh et des Nabis, il se tourne rapidement vers l’impressionnisme mais il trouve très vite son style. Mêlant le réalisme et la stylisation des formes inspirée du japonisme, Toulouse-Lautrec réalisera de nombreuses affiches. L’artiste admire Degas et reprend son sens aigu de l’observation des mœurs parisiennes, avec cependant une plus grande compassion pour ses modèles, accompagné de beaucoup d’humour : il peint le monde factice des cabarets où il admire les danseuses de cancan et les chanteuses.

Henri de Toulouse-Lautrec – Affiche Moulin Rouge – 1891

Albert Angus Turbayne

Eugène Vallin (1856 – 1922)

C’est un architecte et menuisier d’art français. Il a étudié à l’École des Beaux-Arts de Nancy. Il a fait son apprentissage dans la menuiserie de son oncle qu’il reprit en 1881.

Ses premières réalisations sont du mobilier d’église mais il devient rapidement un créateur et artiste de l’Art nouveau. Il devient célèbre pour sa production à la commande.

Eugène Vallin - Grille dentrée de la Pharmacie Malard, Commercy (Meuse) - 1907

Philippe Wolfer